Bibliographie
Titre :
Parité ! L’universel et la différence des sexes
Auteur :
Jaon W. Scott enseigne l'histoire à l'Institute for Advanced Study de Princeton. Ses travaux ont largement contribué au développement des Gender Studies. Parmi ses ouvrages traduits en français, on peut citer Les Verriers de Carmaux : histoire d'une verrerie, du compagnonnage au syndicalisme (Flammarion, 1982), et La Citoyenne paradoxale. Les féministes françaises et les droits de l'homme (Albin Michel, 1998).
Editions :
Bibliothèque ALBIN MICHEL Idées
Dernière de couverture :
Dans la continuité de son précédent livre, La Citoyenne paradoxale, Joan W Scott étudie la manière dont la question de la différence des sexes a été récemment rouverte, analysée et traitée dans un cadre politique et philosophique propre à la théorie républicaine française.
L'émergence, dans les années 1992-1993 d'un Mouvement pour la parité, dont le but a été d'assurer aux femmes l'égal accès à la représentation politique, lui permet de montrer les derniers avatars d'une tension biséculaire qui s'est instaurée entre les exigences de groupes ou de catégories exclues en droit d'abord, en fait ensuite, de la représentation nationale comme de la réalité du pouvoir politique, et la nécessaire adaptation des institutions publiques aux idéaux démocratiques.
A travers une exploration érudite des inclusions/exclusions propres à l'histoire des institutions politiques françaises, à travers également l'étude minutieuse des textes et des actions qui ont jalonné les discussions sur la parité, le livre de Joan W Scott propose une réflexion novatrice et passionnante sur la crise périodiquement recommencée de l'universalité " à la française ", et sur les solutions tant bien que mal adoptées par un système politique confronté aux contraintes de son historicité.
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Titre :
Les filles faciles n’existent pas
Auteur :
Natacha Henry est une ancienne Présidente de l’Association des femmes journalistes (AFJ), Natacha Henry a publié plusieurs ouvrages sur les rapports hommes-femmes et sur le féminisme.
Editions :
Michalon
Dernière de couverture :
Quarante ans après un fameux printemps louant l’égalité sexuelle et la libération de la femme, un vent mauvais et contre-révolutionnaire souffle sur notre pays. Les « moralitaires », ces faux branchés mais vrais réacs tentent en effet d’imposer leur vision archaïque de la place de la femme dans la société. Cible privilégiée de leurs attaques misogynes : la « fille facile », celle qui couche le premier soir, celle qui est la maîtresse du patron, celle qui porte un string jugé trop apparent... Véritable sorcière des temps modernes, la « fille facile » - « traînée », « pétasse » ou « te-pu » - est même devenue, pour certains, le symbole d’une femme « trop libre », cette femme du XXIe siècle qui les effraie tellement. A travers cet ouvrage mêlant enquête minutieuse et réflexions percutantes, Natacha Henry dresse un réquisitoire implacable contre un certain sexisme ambiant si politiquement correct. Et la journaliste d’affirmer (et de démontrer !) : Non ! Les filles faciles n’existent pas !
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Titre :
Métaphysique des sexes
Auteur :
Sylviane Agacinski, philosophe, enseigne à l’École des hautes études en sciences sociales. Elle a publié au Seuil Politique des sexes (1998), Le Passeur de temps. Modernité et nostalgie (2000), Journal interrompu. 24 janvier – 25 mai 2002 (2002) et Engagements (2007).
Editions :
Points
Dernière de couverture :
Les grands mythes chrétiens dessinent une histoire des sexes. Un drame dans lequel la femme sépare le premier homme de Dieu : la création d’Adam tourne à la catastrophe par la faute d’Ève. Mais si Ève éloigne l’homme de Dieu, Marie rapproche Dieu de l’homme. C’est d’elle que naît le nouvel Adam : Jésus.
En philosophie, en théologie, les grands textes fondateurs font le récit d’une vision masculine de l’histoire : la femme diffère de l’homme, jamais l’inverse. Comme si le point de vue viril était l’unique et l’universel – tandis que la femme demeure toujours l’autre, le genre différent.
« Il n’y a ni mâle ni femelle », écrit pourtant saint Paul. Le christianisme aurait-il l’ambition de renverser la « fatalité » de la condition sexuée ? Paul poserait-il ici les fondements d’un universalisme chrétien en annonçant l’égalité des sexes ? Sylviane Agacinski montre au contraire que, comme dans la philosophie grecque, la pensée chrétienne des premiers siècles identifie l’esprit et l’intellect à l’homme, la chair et le péché à la femme.
Dans ce livre, Sylviane Agacinski décrit un régime de pensée masculin, qui substitue à la génération sexuée une régénération spirituelle.
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Titre :
Les MECS LOURDS ou le paternalisme lubrique
Auteur :
Natacha Henry, historienne et journaliste, est engagée depuis de longues années dans sa réflexion antisexiste. Elle est l’une des coauteurs de Dites-le avec des femmes : le sexisme ordinaire dans les médias.
Editions :
Robert Laffont
Dernière de couverture :
Quelque part entre la drague, les insultes ou le harcèlement sexuel, il existe chez certains hommes une façon plus ou moins vulgaire et équivoque de s’en prendre aux femmes…
En une phrase ou deux, ils énoncent la sexualisation de la relation, et son déséquilibre. Aucune loi ne l’interdit – mais serait-ce pertinent ? La tolérance sociale laisse faire, obligeant même les femmes à trouver cela drôle et sympathique. Mais voilà : qu’elles en profitent pour mesurer leur séduction, qu’elles le raillent ou qu’elles en souffrent, les femmes, cible directe ou indirecte, ne s’en réjouissent jamais.
Après le harcèlement sexuel, après le harcèlement moral, le temps est enfin venu de reconnaître cette zone grise que les femmes désignent en parlant des « mecs lourds ».
Du regard trop appuyé au commentaire déplacé en passant par la remarque « limite », Natacha Henry s’efforce, en journaliste, en essayiste, de décrire ces comportements qu’elle baptise du nom de « paternalisme lubrique » qui ponctuent quotidiennement les rapports entre les sexes, et perpétuent une forme de domination dont les conséquences se font sentir quotidiennement. Identifier, dénoncer le phénomène, pour mieux le prévenir, tel est le sens de ce livre
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Titre :
Engagements
Auteur :
Sylviane Agacinski, professeur agrégée (EHESS), a publié aux Éditions du Seuil Politique des sexes, 1998 (édition revue et augmentée, précédée de Mise au point sur la mixité, Points, 2001) ; Le Passeur de temps. Modernité et nostalgie, 2000 ; Journal interrompu, 24 janvier-25 mai 2002, 2002 et Métaphysique des sexes, masculin/féminin aux sources du christianisme, 2005 (Points - Essais, 2007).
Editions :
Seuil
Dernière de couverture :
Philosophe, Sylviane Agacinski n’oublie ni la politique ni le sexe.
Ses divers engagements, inséparables d’une réflexion sur la nature corporelle et sexuée de notre existence, la conduisent à refuser la commercialisation des corps dont les femmes sont particulièrement menacées par les développements de la biotechnologie.
L’auteur interroge ici la dissymétrie des sexes, les formes historiques de leur inégalité politique et défend le principe de la parité. Montrant que la diversité des sexualités n’efface pas la dualité des sexes, Sylviane Agacinski souligne aussi que l’idée d’individu abstrait ne permet pas de comprendre les conflits entre eux.
De même, la question des « genres » éclaire la diversité des masculinités ou des féminités, mais elle ne permet pas d’éviter la question des sexes : car ce sont des corps de femmes qui sont aujourd’hui dans le monde enfermés, violentés, vendus ou cachés sous des burkas. Et c’est à des corps de femmes que s’intéresse le marché de la prostitution ou celui des utérus.
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Titre :
Politique des sexes
Auteur :
Sylviane Agacinski, philosophe, enseigne à l’École des hautes études en sciences sociales. Elle a publié au Seuil Le Passeur de temps. Modernité et nostalgie (2000), Journal interrompu. 24 janvier – 25 mai 2002 (2002), Métaphysique des sexes (2005), Engagements (2007) et Drame des sexes (2008).
Editions :
Points
Dernière de couverture :
Les sociétés interprètent diversement la différence sexuelle. Partout, on cultive cette différence et on établit une hiérarchie entre les sexes : le masculin domine le féminin et même l’efface pour figurer à lui seul le genre humain.
Contre cet effacement, y compris dans sa forme moderne « universaliste », Sylviane Agacinski propose une philosophie de la mixité qui rompt avec les modèles masculins et avec cette honte du féminin qui a caractérisé pendant un temps le féminisme. S’écartant de Simone de Beauvoir, l’auteur soutient qu’il n’y a plus de contradiction entre la liberté des femmes et leur fécondité, qui n’est pas seulement un « destin biologique ».
La relation entre les hommes et les femmes ne dépend d’aucune vérité éternelle : elle résulte d’une longue histoire dont les débats sur la parité révèlent un nouvel enjeu.
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Titre :
Fausse route
Auteur :
Elisabeth Badinter
Editions :
Le Livre de Poche
Dernière de couverture :
« Les stéréotypes d’antan, pudiquement appelés “nos repères”, nous enfermaient mais nous rassuraient. Aujourd’hui, leur éclatement en trouble plus d’un. Bien des hommes y voient la raison de la chute de leur empire et le font payer aux femmes. Nombre d’entre elles sont tentées de répliquer par l’instauration d’un nouvel ordre moral qui suppose le rétablissement des frontières. C’est le piège où ne pas tomber sous peine d’y perdre notre liberté, de freiner la marche vers l’égalité et de renouer avec le séparatisme.
Cette tentation est celle du discours dominant qui se fait entendre depuis dix ou quinze ans. Contrairement à ses espérances, il est peu probable qu’il fasse progresser la condition des femmes. Il est même à craindre que leurs relations avec les hommes se détériorent. C’est ce qu’on appelle faire fausse route. » E.B.
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Titre :
L’Un et l’Autre
Auteur :
Elisabeth Badinter
Editions :
Le Livre de Poche
Dernière de couverture :
Dans L’Un est l’Autre, Elisabeth Badinter, l’auteur de L’ Amour en plus, nous convie à une réflexion sur les relations entre hommes et femmes. Elle en découvre les différents visages : la complémentarité réussie à certains moments privilégiés de notre histoire, l’homme avec la femme ; la violence et le conflit lorsque la complémentarité prend les traits de l’oppression. L’homme est alors contre la femme, et même sans elle.
Aujourd’hui, l’égalité réelle entre hommes et femmes met un terme au modèle millénaire de la complémentarité. Un nouveau modèle s’élabore sous nos yeux : la ressemblance des sexes. Plus qu’une révolution des mœurs, Elisabeth Badinter y voit une véritable mutation et la mise en question de notre identité, à laquelle beaucoup ne sont pas encore prêts.
« Demain, l’un et l’autre ne se distingueront plus. Lorsqu’on affirme des choses aussi énormes, aussi bouleversantes et aussi scandaleuses, il est préférable d’avoir de solides arguments. Elisabeth Badinter en a. »
Pierre Lepape, Le Monde.
